Les Gamins de Saint-Nazaire : La Baule ne s’en lasse pas.

En partenariat avec la municipalité bauloise et l’Association pour la Défense du Patrimoine de La Baule, le film documentaire Les gamins de Saint Nazaire a de nouveau été diffusé le 23.07.2025, au Gulf stream.
En présence de Mr le maire, accompagné de l’adjoint à la culture, d’un adjoint de la municipalité de Vannes représentant également Vigie Bretagne et de la Présidente de l’Association pour la Défense du Patrimoine de La Baule, 139 spectateurs ont pu assister à la projection du film. Un riche débat s’est ensuite déroulé entre les témoins présents à la séance et les spectateurs souhaitant apporter leurs souvenirs personnels.

Les conditions de vie étaient difficiles : la nourriture manquait malgré les tickets de rationnement et, ceux qui le pouvaient, se ravitaillaient au marché noir en prenant le risque de traverser la poche. Les pommes de terre mais surtout la viande étaient l’apanage des familles plus aisées. Ceux qui possédaient un jardin s’en sortaient un peu mieux. Les repas de topinambours, le pain noir, voire même le mou que l’on donnait alors aux chats, constituaient selon un spectateur des aliments préservant de la faim !
Pour se chauffer l’hiver, certains pillaient le charbon à la gare SNCF.
Pourquoi ne pas organiser un repas du quotidien d’alors afin de montrer la rusticité des conditions de vie de l’époque… aux nouvelles générations.
A Nantes s’est déroulée une exposition d’objets de cette période avec plus de 600 visites ; elle fera peut-être l’objet d’un projet de film ? Chaque objet n’est-il pas en effet rattaché à une histoire particulière ?
Une spectatrice se souvient du délabrement de la ville, des charpentes de toiture récupérées pour se chauffer ou cuire les aliments, tant par les Allemands que par les autochtones nazairiens. Elle évoque le souvenir de certaines rues murées pour rendre inaccessibles les plages en cas d’invasion des Alliés. A La Baule, on pouvait traverser les jardins des belles villas pour accéder à la mer.
Après la guerre, des prisonniers allemands ont été employés pour déminer les plages… non sans risque et sous l’oeil vigilant de surveillants prêts à tirer si nécessaire.

pour la seconde fois au Golf stream à La Baule.
Il est rappelé que l’ensemble de la population nazairienne avait de forts ressentiments envers les Américains à cause des bombardements sur la ville, même si l’introduction du jazz les a fait danser…
Une témoin du film a expliqué comment elle a connu son fiancé Tom, son futur mari, qui ne comprenait pas bien le français. Souvent invité chez ses parents, il était friand du thé des familles et, comme sa mère était quelque peu facétieuse, elle avait un jour triplé la dose de thé ! Quelques minutes plus tard, il s’était levé en courant pour se précipiter aux toilettes avec cette expression « je fais merde », ce qui signifiait « j’ai la diarrhée » !
Elle raconte aussi qu’un certain nombre de ses copines, à la suite d’une liaison avec un Américain, se sont retrouvées enceintes et, lorsqu’elles sont allées se présenter au camp américain de Gron pour les revoir et les en informer, on leur a répondu qu’ils étaient mariés et repartis aux Etats Unis, sans les prévenir. L’une d’entre elles néanmoins s’est mariée avec un militaire américain devenu par la suite la 4ème fortune du pays !
Les témoignages cessant, la séance s’est terminée par une salve d’applaudissements à trois reprises.